Presse, Tribunes

Pour un nouveau patriotisme, vive la Social-démocratie française!

1 Comment 15 janvier 2014

Le Président de la République, lors de ses vœux à la presse le mardi 14 janvier dernier, a clairement affirmé et défini la ligne politique engagée depuis dix-huit mois – social-démocrate, réformiste et patriote – depuis l’arrivée de la Gauche au pouvoir.

Cette clarification heureuse et bienvenue doit maintenant permettre à la majorité de simplifier, auprès de nos concitoyens, l’exercice pédagogique d’explication des réformes et à augmenter la lisibilité de notre action.

Tournant idéologique ? Non, accélération, affirmation, et détermination à conduire LA réforme de notre pays. En s’engageant sur la voie de la conclusion d’un nouveau pacte social – le plus important depuis 1945 – François HOLLANDE nous invite à moderniser notre modèle afin de le pérenniser pour les générations futures. On retrouve le « nouveau modèle social français » que le Premier ministre appelait de ses vœux en janvier 2013.

Nous pouvons maintenant définir le nouveau triptyque de la social-démocratie française. Une ligne politique : le réformisme de Gauche une méthode : le dialogue social ; un objectif : redonner de la compétitivité à la France tout en préservant les acquis sociaux des Français. Plus simplement, moderniser notre modèle social tant envié pour le transmettre en bon état de marche aux prochaines générations.

La social-démocratie française met la société en mouvement. Le Président et le Gouvernement impulsent et encadrent, les partenaires sociaux négocient et concluent, les parlementaires contrôlent et évaluent, les collectivités locales appliquent et adaptent.

La Gauche réformiste que nous portons peut être fière des déclinaisons politiques concrètes à mettre d’ores et déjà à l’actif de cette nouvelle social-démocratie française : le CICE, l’Accord national interprofessionnel, l’accord sur la formation professionnelle, la réforme des retraites, la Banque Publique d’Investissement…

Partir du réel pour le transformer. Lutter contre les inégalités en gardant les yeux ouverts sur la réalité. Avec le « Pacte de responsabilité » – que 70% des français approuvent – le Président de la République poursuit avec plus de vigueur encore cette trajectoire qui a toujours guidé son action.

C’est pourquoi nous appelons le Parti Socialiste à devenir le « parti de l’entreprise », pendant que la Droite demeure le « parti des patrons et des actionnaires ». Incarner le « parti de l’entreprise », c’est défendre la valeur travail, mais aussi les droits des salariés, la production, l’investissement, l’innovation. C’est aussi s’armer dans la bataille de l’emploi, car des entreprises qui sont en bonne santé sont des entreprises qui embauchent et par la même réduisent le chômage. Et in fine, cela renforce nos services publics plus richement dotés.

Nous nous joignons donc aux dix parlementaires qui appelaient, en octobre 2013 dans la presse, à « rompre avec le prêt à porter des idéologies fossiles » et à « oser le réformisme ».

Le dialogue social, les notions de compromis et de consensus sont trois atouts majeurs pour bâtir une confiance solide dans l’avenir de notre pays. Ne déplorions-nous pas que l’ancien Président passait son temps à diviser les Français ?

Comme le revendiquait le Ministre de l’Intérieur l’été dernier, la social-démocratie française est une synthèse entre une « République intransigeante » – pour lutter contre tous les extrémismes (politiques, religieux…) – et un « réformisme assumé », qui replacera la France au rang qui doit être le sien dans le concert des nations.

Nous voulons donc dire à la Gauche qu’elle a une chance historique à ne pas manquer, et rappeler à certains socialistes que l’intérêt qui doit primer sur tous les autres est l’avenir de la France, pas le prochain congrès du Parti Socialiste.

Portons ce nouveau patriotisme : vive la social-démocratie française !

>>> Télécharger la tribune ici <<<

Vos Commentaires

1 comment

  1. THOMAS-JOUSSELIN François dit :

    Républicain laïque, issu d’un milieu catholique bien que passé au protestantisme et franc-maçon déclaré, cadre supérieur du commerce international puis enseignant, militant au PS depuis 1974, soutien de François Hollande dès sa candidature, après avoir été proche de Pierre Mauroy puis avoir suivi + ou – Vincent Peillon, je me suis toujours reconnu dans un socialisme réformiste et libéral (au sens premier du terme) L’âge ne fait rien à l’affaire, faisons ensemble gagner cette vision d’une politique renouvelée, contre les blocages dogmatiques et clientélistes qui nous empêchent d’avancer.


Partagez votre point de vue

Laisser un commentaire

Current ye@r *

Inscrivez-vous!


Abonnez-vous à notre newsletter et rejoignez nos 210 abonnés.

Retrouvez-nous sur Facebook

ECOUTEZ G6M

© 2017 Génération 6 Mai. Powered by WordPress.

Daily Edition Theme by WooThemes - Premium WordPress Themes